Être célibataire endurcit.

Je ne le cacherais pas. Je n’ai pas eu de partenaire depuis 1999. Je me suis séparé de ma copine de l’époque lorsque je restais à Paris. Je n’ai eu aucune copine depuis ce temps. Parfois, je me trouve bien solitaire. J’ai quelque ami que je vois. Je me suis habitué à compter juste sur moi et aucune autre personne. Faire tout ce qu’il me plait quand je veux sans tenir compte d’autrui.

Parfois, j’ai des rêves érotiques. C’est rare que je me souvienne de mes rêves, mais cela m’arrive de temps en temps. Je suis avec une femme et je suis heureux dans mon rêve. Quand je me réveille et je me souviens du rêve, alors je pense à ma solitude actuelle.

Avoir commencé à avoir une maladie mentale en 2002 m’a freiné sur avoir une relation de couple. Les antipsychotiques me laissent d’une certaine façon impuissant. Je suis capable d’avoir des érections, mais je ne suis pas en mesure d’éjaculer. Il n’y a rien qui sort. Je me suis toujours demandé ce qui arriverait si j’avais une relation sexuelle sur le comment que j’expliquerais mon problème d’éjaculation. Je pense que, depuis 2002, en ne voulant pas parler de ce problème avec une future partenaire, je suis devenu un célibataire endurci.

Ne pas être en couple ne manque pas tant que cela. Je sais qu’il y en a qui quand il se sépare ne peuvent pas passer deux semaines sans avoir rencontré quelqu’un d’autre. Je ne sais pas si ce n’est pas par orgueil ou être pas capable de vivre tout seul. Cela n’a jamais été mon genre. Je ne cache pas que je suis célibataire depuis 1999.

Rendu à 52 ans, ce n’est pas évident de trouver quelqu’un pour partager sa vie. Surtout quand on a une maladie mentale. C’est peut-être moi qui pense que cela est pire que ce qui en est en réalité d’avoir une maladie mentale pour sa conjointe.

Pour terminer, on s’habitue à sa solitude.

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